Parti en colo,
Faire mon p'tit boulot !
Reviens bientôt !
Alex.
Parti en colo,
Faire mon p'tit boulot !
Reviens bientôt !
Alex.
Alors que ma journée d'animateur se termine, Laurine, collègue mais avant tout amie me propose une place pour le concert de Christophe Maé, au Théâtre Antique de Vienne, le soir même ! Sans hésiter, c'est parti pour une nouvelle soirée musicale !
Christophe Maé, sa a avant tout été pour moi
une grande découverte grâce au Roi Soleil. Je me
rappellerai toujours l'énergie qu'il avait
développé sur scène quand j'étais
allé voir le spectacle à la Halle Tony Garnier
à Lyon. Une voix très différente de ce que
l'on peut entendre habituellement, une présence et un
charisme assez impressionnant, voilà comment je pourrai le
décrire si je n'avais vu que ce spectacle.
Quelques
mois plus tard, Maé sort son premier album Mon
Paradis qui prend une ampleur nationale. C'est une vague qui
touche tout age. Son style est unique. Il nous plonge dans son
exotisme musical tout en nous racontant les grands moments de sa
vie !
Comment hésiter une seule seconde donc à aller voir ce chanteur ?
Nous voilà donc, troisième gradin (tout en haut quoi) du Théâtre Antique. Le concert commence avec une première partie (j'ai oublié le nom du chanteur... =S) qui nous met directement dans l'ambiance tropicale de Maé. Le chanteur est exceptionnel et enchaîne tout style, tout genre, avec seulement deux musiciens.
Puis c'est le fameux "entracte" ! Une demi-heure pendant laquelle nous patientons gentiment, jusqu'à l'énervement ! Et oui, en principe, on n'attend pas si longtemps. Alors que le public commence à siffler, les lumières s'éteignent. Un bruit d'hélicoptère, les lumières qui parcourent le ciel, la scène éclairée en bleu, ..., nous nageons en plein concert de Mylène Farmer ! Qu'est-ce que c'est que cette entrée ?
La scène s'éclaire normalement, les musiciens entrent, puis Christophe Maé fait son entrée sous les applaudissements et les cris des fans. Et alors, c'est partit pour deux heures de concert non-stop. Evidemment on y retrouve les chansons de l'album, mais aussi des inédits et des reprises.
Maé captive, il nous enmène dans son paradis à travers accords et mots. Il déploie une telle énergie que nous ne pouvons que nous fixer sur lui. Pourtant, la fin est longue, nous nous lassons de toutes ces oeuvres qui semblent se répéter à gogo. Et puis, cette fierté qu'il dégage sans cesse. Tout pourrait être si simple tout en étant génial. Mais non, nous avons l'impression qu'il se prend la tête en essayant de tout faire du mieux qu'il peut. C'est tout à son avantage il est vrai, mais sa se dégage tellement...
Retour à la voiture, déçu. Je ne m'attendais pas trop à ça. Sa restera tout de même un très beau concert auquel j'ai assisté, mais un léger sentiment d'amertume restera hélas lui aussi.
Tout commence. Oui, tout commence. Après un travail sur les nuances et le tempo de New York, New York, je me suis remis à la recherche de partitions. Mais cette impression de tourner en rond sans rien trouver : quelle horreur ! Je n’ai pas envie de ressortir tout les grands classiques du Moulin Rouge, le spectacle doit être nouveau, les musiques doivent surprendre, il faut que nous ayons quelque chose d’original. Puis comme tombé de nulle part, je me souviens de cette Bande Originale que j’ai reçu au dernier noël. La musique du film Chicago me revient en tête, toutes les sonorités, les chants, le côté revue américaine des années folles. Je m’empresse de réécouter le CD. C’est une évidence, c’est la musique qu’il nous faut. Peu connu et pourtant si belle, riche, toujours par les mêmes auteurs 3, elle est ce que je recherche depuis une semaine.
Je ne m’attendais pas à trouver si rapidement. Mais le plus gros reste à faire : trouver les partitions qui correspondent. Je fouille sur la toile à la recherche d’un arrangement pour piano et je trouve un livre regroupant 13 morceaux de la BO, pour piano, chant et guitare. Seul bémol, le livre ne se vend qu’en Grande Bretagne. Avant de me lancer dans l’achat, je dévoile l’idée à Elodie qui tombe rapidement sous le charme de cette musique. D’hors et déjà, des idées me viennent, des mises en scène, une histoire… Sans perdre plus de temps, nous nous commandons chacun un de ces recueils de partitions. Se sera sans aucun doute notre principal base d’appui pour le spectacle.
Alors que les idées fusent de tout côté, je commence à entrevoir l’histoire du spectacle. Celle d’un saxophoniste qui abandonne sa vie européenne pour tenter sa chance aux Etats-Unis. La trame se déroulerai durant les années folles, en pleine apogée des cabarets. Il nous faut maintenant rédiger un déroulement complet pour que l’on puisse voir comment aménager le spectacle. Nous mettons chacun nos petites idées ensemble : 4 mains, percussions pré-enregistrés, système de narration par lettre…, et j’arrive à rédiger un premier déroulement détaillé.
Ce n'est seulement quand on est en face de la réalité que nous nous rendons compte à quel point elle est difficile. je me trouve nez à nez avec ce programme et les difficultés apparaissent. 15 morceaux (dont 12 en duo avec Elodie), pas plus de 5 musiciens, des changements de décor et de costume à prévoir, tout une mise en scène à imaginer pourl es intermèdes... Tout commence... Et oui, tout commence !
3- Fred Ebb & John Kander
Ce journal relatera tous faits, événements ou idées qui seront proposé et peut-être retenus tout au long du projet dans lequel je me suis lancé depuis maintenant une semaine. Nous sommes le 1 juillet 2008, il est 23h50 et aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres. Tout commence.
Il y a tout juste une semaine, je venais de passé une fin d’après-midi très sympathique. Entouré de musiciens, nous avons fêté autour d’un modeste goûter la dernière semaine de cette année 2007-2008. Ayant un dernier concert le lendemain, Elodie, pianiste, que vous connaîtrez bien à temps, et moi, consacrâmes un petit quart d’heure à répéter une dernière fois ce Medley Cabaret de Fred Ebb et John Kander. Dans la salle, alors qu’un cours de danse à lieu, Laurence, professeur de danse moderne jazz, est comblée par la musique et se laisse même emporter pour quelques pas sur le rythme du piano et des saxophones 1.
Alors que nous jouons le morceau une deuxième fois, Laurence en profite pour proposer à Alain, professeur de saxophone et arrangeur du Medley, de retravailler ce morceau l’année prochaine et de le mettre en scène avec quelques danseuses pour le présenter sous une nouvelle forme. Répétition fini, Alain nous informe, Elodie et moi, du souhait de Laurence et nous acceptons aussitôt le défi.
Mercredi 25. Alors que je marche en direction de l’école de musique pour le concert de ce soir, je rencontre Laurence qui me reparle de ce « Projet Cabaret » et à qui je ne peux m’empêcher de me déclarer entièrement dévoué pour celui-ci.
Le concert à lieu, avec toutes ces anecdotes, et le calme plat des vacances resurgit aussitôt. Mais j’en oublis pas pour autant ma passion favorite : la musique. Et en particulier ce projet qui me trotte dans la tête. Je cherche de tout côté des partitions et trouve New York, New York 2 que je m’empresse d’arranger pour piano et saxophone. Elodie et nous sommes ravis de cette petite avancé dans le projet, mais il nous en faudra bien plus. Je ne veux pas que ce projet soit fait d’un ou deux morceau(x), ni que se soit une première partie ou un intermède musicale. L’occasion est trop belle et se doit être un spectacle entier, sur le thème du cabaret. Un spectacle avec danseurs, chanteurs et musiciens. Un spectacle unique, original. Un spectacle à notre échelle, notre spectacle.
Ce journal sera le témoin de l’avancé du projet, il se devra de faire un lien entre Elodie et moi, entre nous et les gens qui s’intéresseront de prêt ou de loin au projet. Il sera le souvenir et la trame entière de toute l’histoire. Il retracera chaque étape de ce que l’on appelle pour le moment : « Projet Cabaret »
1- Le medley est originalement écrit pour un piano et deux saxophones. Marion était donc la deuxième saxophoniste. Mais entrant en étude supérieure, elle ne pourra pas participer au projet.
2- Oeuvre interprétée par Franck Sinatra, composée et écrite par Fred Ebb et John Kander.