Tout commence. Oui, tout commence. Après un travail sur les nuances et le tempo de New York, New York, je me suis remis à la recherche de partitions. Mais cette impression de tourner en rond sans rien trouver : quelle horreur ! Je n’ai pas envie de ressortir tout les grands classiques du Moulin Rouge, le spectacle doit être nouveau, les musiques doivent surprendre, il faut que nous ayons quelque chose d’original. Puis comme tombé de nulle part, je me souviens de cette Bande Originale que j’ai reçu au dernier noël. La musique du film Chicago me revient en tête, toutes les sonorités, les chants, le côté revue américaine des années folles. Je m’empresse de réécouter le CD. C’est une évidence, c’est la musique qu’il nous faut. Peu connu et pourtant si belle, riche, toujours par les mêmes auteurs 3, elle est ce que je recherche depuis une semaine.
Je ne m’attendais pas à trouver si rapidement. Mais le plus gros reste à faire : trouver les partitions qui correspondent. Je fouille sur la toile à la recherche d’un arrangement pour piano et je trouve un livre regroupant 13 morceaux de la BO, pour piano, chant et guitare. Seul bémol, le livre ne se vend qu’en Grande Bretagne. Avant de me lancer dans l’achat, je dévoile l’idée à Elodie qui tombe rapidement sous le charme de cette musique. D’hors et déjà, des idées me viennent, des mises en scène, une histoire… Sans perdre plus de temps, nous nous commandons chacun un de ces recueils de partitions. Se sera sans aucun doute notre principal base d’appui pour le spectacle.
Alors que les idées fusent de tout côté, je commence à entrevoir l’histoire du spectacle. Celle d’un saxophoniste qui abandonne sa vie européenne pour tenter sa chance aux Etats-Unis. La trame se déroulerai durant les années folles, en pleine apogée des cabarets. Il nous faut maintenant rédiger un déroulement complet pour que l’on puisse voir comment aménager le spectacle. Nous mettons chacun nos petites idées ensemble : 4 mains, percussions pré-enregistrés, système de narration par lettre…, et j’arrive à rédiger un premier déroulement détaillé.
Ce n'est seulement quand on est en face de la réalité que nous nous rendons compte à quel point elle est difficile. je me trouve nez à nez avec ce programme et les difficultés apparaissent. 15 morceaux (dont 12 en duo avec Elodie), pas plus de 5 musiciens, des changements de décor et de costume à prévoir, tout une mise en scène à imaginer pourl es intermèdes... Tout commence... Et oui, tout commence !
3- Fred Ebb & John Kander
